Otarie d’Afrique du Sud

Arctocephalus pusillus

Weight:

60 à 250 kgs

Size:

1,3 à 2,3 m
Mammals
Piscivore
Atlantic Ocean
Indian Ocean

Conservation

Least concern

L’otarie d’Afrique du Sud, facilement reconnaissable à ses pavillons auditifs placés perpendiculairement à la tête, est appelée également otarie à fourrure. Comme chez toutes les espèces d’otaries, le mâle est beaucoup plus grand que la femelle.

Ecologie et comportement

Comme les 14 espèces d’otaries, l’otarie d’Afrique du Sud est polygame.  Elle vit en harem généralement constitué d’un mâle pour 9 femelles.  Le mâle arrive le premier sur les sites de reproduction.  Il défend son territoire à coup de vocalises, de postures et de bagarres.  Les femelles mettent bas sur la terre ferme après une gestation d’un an. Ces naissances ont lieu entre 1 et 2 jours après l’arrivée des femelles dans la colonie. Huit à neuf jours après la mise bas de leur unique petit, que l’on appelle le chiot, elles ovulent, peuvent donc s’accoupler à nouveau.  Elles partent en mer pendant 1 à 2 jours pour une première période de chasse. Ensuite, elles reviennent à terre pendant 1 à 2 jours pour allaiter leur petit.  Elles vont ainsi alterner ces deux activités entre 10 et 12 mois, âge auquel le petit sera sevré.  Pendant que leur mère part chasser, les petits se regroupent en crèche surveillée par l’une ou l’autre femelle du harem restée à terre.

Prédateurs

En mer, les prédateurs naturels de l’otarie d’Afrique du Sud sont l’orque et le requin blanc. A terre, ce sont le chacal et l‘hyène qui représentent un risque pour les jeunes.

Menaces

Les otaries d’Afrique du Sud ont subi de grosses pertes au 19ème siècle suite à l’exploitation de leur fourrure.  Grâce aux mesures de protection mises en place en 1990 en Afrique du Sud, l’espèce a pu retrouver dans ce pays une population comparable à celle d’avant ce qui n’est pas le cas en Namibie où la chasse perdure. Les autres menaces actuelles sont les conflits d’intérêt avec les pêcheurs locaux, la prise involontaire dans les filets, la pollution, le tourisme. 

Faits intéressants

En anglais, l’otarie d’Afrique du Sud est appelée Fur Seal.  Ce nom prête bien sûr à confusion puisque s’il est traduit littéralement cela signifie « Phoque à fourrure ».  Or la sous-famille des Arctocephalus appartient bien à la famille des otaries !  Ce sont des animaux qui présentent des petits pavillons externes et qui utilisent les nageoires antérieures pour se déplacer tant dans l’eau que hors de l’eau.  Le terme « phoque à fourrure » a été longtemps utilisé pour finalement être abandonné et remplacé par le terme d’otarie à fourrure qui porte moins à confusion.  Cela prouve une fois de plus l’utilité d’un nom latin adopté par toutes les nationalités pour s’assurer que nous parlons bien tous de la même espèce…