Ours blanc

Ursus maritimus

Poids:

350 à 800kg

Taille:

2 à 3 m
Mammifères
Carnivore
,
Omnivore
,
Piscivore
Régions polaires

Faits intéressants

C’est le seul ours classé parmi les mammifères marins. La majeure partie de l’alimentation de l’ours blanc provient de la mer bien qu’il ne chasse pas directement dans l’eau ! 

Préservation

Vulnérable

L’ours blanc a la forme typique des autres espèces d’ours.Il présente cependant quelques particularités physiques qui révèlent son adaptation aux milieux aquatique et arctique: une fourrure blanche,des petites oreilles pour diminuer le risque de gel,les pattes avant palmées pour une nage efficace...

Classification
  • Classe : Mammifères
  • Ordre : Carnivores
  • Famille : Ursidés
Caractéristiques
  • Mâles : 2.5m à 3m de long. Pèse jusqu’à 800kg, mature vers 4 à 5 ans.
  • Femelles : 2m à 2.5m de long. Pèse jusqu’à 350kg, mature vers 4 à 5 ans
  • A la naissance : 30cm pour 600gr, sevré entre 2 et 3 ans.
  • Longévité : 20 ans en milieu naturel et jusqu’à 30 ans en parc zoologique.

C’est le seul ours classé parmi les mammifères marins.

Après avoir connu un net déclin dans les années 70, la population d’ours blancs a vu ses effectifs remonter aux alentours de 20 à 25000 individus.

Distribution

Son aire de répartition se situe tout autour du pôle nord.  La limite sud varie en fonction de la couverture de glace bien que certains ours aient été aperçus en train de nager très loin de la moindre parcelle de banquise.

Habitat

Durant l’hiver, l’ours vit sur la banquise (eau de mer gelée). L’été, il vit près des côtes ou sur les îles de l’océan Arctique.

Ecologie et comportement

L’ours blanc est un animal solitaire. Trois exceptions à cela : on peut néanmoins observer un mâle et une femelle ensemble lors de la période d’accouplement, une femelle accompagnée de ses petits ou un rassemblement d’ours autour d’une source de nourriture abondante (colonie importante de phoques, carcasse de baleine, …).  L’ours passe une grande partie de son temps sur la glace mais on le trouve aussi dans des zones sans neige. 

L’accouplement a lieu d’avril à juin. C’est le premier accouplement qui déclenche l’ovulation chez la femelle.  Elle devra donc s’accoupler avec un autre mâle pour être fécondée.  Les mâles peuvent faire preuve d’une grande agressivité les uns envers les autres pour avoir accès à une femelle.  Chaque mâle peut s’accoupler avec une ou plusieurs femelles. Après la fécondation, il y a une période d’implantation différée d’à peu près 5 mois (avril à août) lors de laquelle la femelle doit prendre jusqu’à 150kg supplémentaires pour entrer en phase de développement embryonnaire (septembre à novembre).  Quelques temps avant la mise bas, la femelle se crée une tanière. Deux petits (exceptionnellement 1 ou 3) naissent entre décembre et janvier.  La mère fournit grâce à 4 tétines un lait extrêmement riche.  A la naissance, les petits pèsent 600 grammes et mesurent 30 centimètres.  Après 4 mois passés dans la tanière (décembre à mars), ils explorent les alentours de la tanière.  Quelques semaines après leur première sortie, la mère part à la chasse pour reprendre du poids suivie de ses petits.  Elle a en effet perdu entre 40 et 50% de son poids. C’est aussi à cette période qu’a lieu la mue.  Les petits vont rester entre 2 et 3 ans avec leur mère.  Leur émancipation a lieu en mars juste avant une nouvelle période d’accouplement pour la femelle.  Les ours blancs ont l’un des taux de reproduction les plus lents de tous les mammifères. Les femelles n’ont généralement que cinq portées au cours de leur vie.

Alimentation

L’ours fait preuve d’un excellent sens de l’odorat, véritable atout pour chasser. 

Dans la baie d’Hudson et le sud-est de l’île de Baffin où la glace fond complètement en été, les ours passent plusieurs mois à jeûner sur la terre ferme avant que la glace ne se reforme en automne.  Les ours qui ont accès à la banquise toute l’année n’ont pas de période de jeûne.  Ce sont les phoques annelés (entre 60 et 100kg) et les phoques barbus (300 à 400kg), dépendant exclusivement de la banquise, qui constituent 90% de leur régime alimentaire. On pensait l’ours blanc gaspilleur car, après avoir mangé la peau et la graisse de ses proies, il laisse la chair et la carcasse aux autres carnivores de la région arctique.  Il y a une explication à cela.  Lorsqu’il mange de la graisse, l’ours s’hydrate !  En effet, un des produits dérivés du métabolisme de la graisse chez cet animal est l’eau ! S’il devait consommer de la glace pour s’hydrater, il perdrait trop d’énergie.  En dehors des périodes d’abondance des phoques soit l’ours blanc jeûne et économise son énergie en réduisant son activité au maximum soit son côté opportuniste le conduit à se nourrir quelquefois de morses, de bélougas, d’œufs, d’algues, de baies, de carcasses de baleines ou même de détritus c’est pour cela qu’on affirme que cet un animal omnivore...

Prédateurs

L’ours n’a pas de prédateurs naturels à part l’homme.

Menaces

La chasse illégale, l’exploitation des ressources arctiques ou le fait que l’ours blanc soit au sommet de la chaîne alimentaire et qu’il accumule des toxines dans ses tissus (métaux lourds, PCB, …) exercent des pressions sur sa population.

Mais c’est  le réchauffement climatique prolongeant la période libre de glace, et raccourcissant par la même occasion l’accès aux phoques, qui représente la plus grande des menaces.  Cela entraîne un stress nutritionnel et une incapacité à emmagasiner assez de réserves graisseuses pour survivre à la période sans glace.  Les conséquences de cette diminution des réserves graisseuses sont : la dégradation de la bonne condition corporelle, un taux de reproduction plus faible, un taux de survie des oursons réduit, un rapprochement des zones occupées par l’homme avec le risque de s’y faire abattre.  D’ici 100 ans si l’ours blanc n’adopte pas un comportement alimentaire semblable à celui de l’ours brun, il pourrait disparaître.

Le saviez-vous ?

Pour augmenter ses chances d’attraper des proies, l’ours blanc a développé différentes techniques de chasse :

  • Chasse à l’affût : La clé ? la patience ! l’ours attend près d’un trou de respiration entretenu par les phoques. Lorsque le phoque vient respirer en surface, l’ours l’attrape avec ses griffes et le traîne sur la banquise pour le consommer. 
  • Chasse à l’approche sur la banquise : La clé ? Le camouflage ! C’est lors de cette technique que le pelage blanc prend tout son importance…  L’ours approche discrètement sa proie, à chaque mouvement de celle-ci, l’ours se fige.  Lors des derniers mètres, il rampe et place une de ses pattes antérieures sur son museau pour cacher sa truffe noire !  A moins de 7 mètres de sa proie, il exerce une détente et fond sur sa proie.
  • Chasse par destruction des tanières de phoques : La clé ? L’odorat ! C’est lors de cette technique que l’odorat très performant des ours est mis à contribution.  L’ours arpente la banquise à la recherche des tanières de glace créées par les femelles phoques pour maintenir leurs petits à l’abri.  Cependant les effluves libérées par la mère et son petit traversent la glace et trahissent leur présence. L’ours se dresse alors sur ses pattes arrière et se laisse retomber de tout son poids jusqu’à ce que la couche de glace cède et donne accès au blanchon (petit du phoque).
Pourquoi des ours blancs sur la Côte d’Azur ?

Vous nous posez souvent la question « Pourquoi des ours polaires sur la Côte d’Azur ? »

Les animaux hébergés à Marineland ne nous appartiennent pas. Ils nous ont été confiés par le coordinateur d’un programme de reproduction européen. Ce programme s’appelle un EEP et est géré par un organisme européen appelé EAZA qui, après inspection de notre établissement, nous a confié une mission : celle de participer aux efforts de sauvetage de cette espèce dont il ne reste que 26 000 spécimens dans la nature.

EAZA impose un cahier des charges très strict pour la construction des installations, mais également pour la qualité de vie des animaux et choisit ensuite les ours, toujours issus de la reproduction dans les zoos Européens, pour les placer dans des conditions propices à la reproduction.

L’avenir des oursons issus de ce programme de reproduction est également décidé par cet organisme. Une fois indépendants de leur maman, et après étude génétique, ils sont placés dans d’autres centres agréés par l’EAZA.

Cet animal a de nombreuses qualités physiques qui le protègent contre les températures très basses qu’il rencontre dans son environnement naturel. Mais aucune de ces qualités ne l’empêche de réguler sa température corporelle lorsqu’il fait plus chaud.

Pour contribuer à son confort, Marineland a mis à sa disposition des locaux de nuit climatisés, une eau de mer naturelle à 14° et des grottes de glace accessibles en permanence. Il reçoit également une nourriture adaptée qui permet de réduire la couche de graisse qui lui sert de protection sur la banquise.

Et pourtant, vous pourrez l’observer régulièrement prenant des bains de soleil ici sur la Côte d’Azur…

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