Ours blanc

Ursus maritimus

Poids:

350 à 800kg

Taille:

2 à 3 m
Mammifères
Carnivore
,
Omnivore
,
Piscivore
Régions polaires

Faits intéressants

C’est le seul ours classé parmi les mammifères marins. La majeure partie de l’alimentation de l’ours blanc provient de la mer bien qu’il ne chasse pas directement dans l’eau ! 

Préservation

Vulnérable

L’ours blanc a la forme typique des autres espèces d’ours.Il présente cependant quelques particularités physiques qui révèlent son adaptation aux milieux aquatique et arctique: une fourrure blanche,des petites oreilles pour diminuer le risque de gel,les pattes avant palmées pour une nage efficace...

Classification

  • Classe : Mammifères
  • Ordre : Carnivores
  • Famille : Ursidés

Caractéristiques

  • Mâles : 2.5m à 3m de long. Pèse jusqu’à 800kg, mature vers 4 à 5 ans.
  • Femelles : 2m à 2.5m de long. Pèse jusqu’à 350kg, mature vers 4 à 5 ans
  • A la naissance : 30cm pour 600gr, sevré entre 2 et 3 ans.
  • Longévité : 20 ans en milieu naturel et jusqu’à 30 ans en parc zoologique.

C’est le seul ours classé parmi les mammifères marins.

 

Distribution

Son aire de répartition se situe tout autour du pôle nord.  La limite sud varie en fonction de la couverture de glace bien que certains ours aient été aperçus en train de nager très loin de la moindre parcelle de banquise.

Habitat

Durant l’hiver, l’ours vit sur la banquise (eau de mer gelée). L’été, il vit près des côtes ou sur les îles de l’océan Arctique.

Ecologie et comportement

Animal solitaire. On peut néanmoins observer mâle et femelle ensemble lors de la période d’accouplement ou une femelle accompagnée de ses petits.  Ils peuvent également être vus en groupe lorsque la nourriture est abondante (colonie importante de phoques, carcasse de baleine, …).  Il passe une grande partie de son temps sur la glace mais on le trouve aussi dans des zones sans neige.

L’accouplement a lieu d’avril à juin. C’est le premier accouplement qui déclenche l’ovulation chez la femelle.  Elle devra donc s’accoupler avec un autre mâle pour être fécondée.  Les mâles peuvent faire preuve d’une grande agressivité les uns envers les autres pour avoir accès à une femelle.  Chaque mâle peut s’accoupler avec une ou plusieurs femelles. Après la fécondation, il y a une période d’implantation différée d’à peu près 5 mois (avril à août) lors de laquelle la femelle doit prendre jusqu’à 150kg supplémentaires pour entrer en phase de développement embryonnaire (septembre à novembre).  Quelques temps avant la mise bas, la femelle se crée une tanière. Deux petits (exceptionnellement 1 ou 3) naissent entre décembre et janvier.  La mère fournit grâce à 4 tétines un lait extrêmement riche.  A la naissance, les petits pèsent 600 grammes et mesurent 30 centimètres.  Après 4 mois passés dans la tanière (décembre à mars), ils explorent les alentours de la tanière.  Quelques semaines après leur première sortie, la mère part à la chasse pour reprendre du poids suivie de ses petits.  Elle a en effet perdu entre 40 et 50% de son poids. C’est aussi à cette période qu’a lieu la mue.  Les petits vont rester entre 2 et 3 ans avec leur mère.  Leur émancipation a lieu en mars juste avant une nouvelle période d’accouplement pour la femelle.  Les ours blancs ont l’un des taux de reproduction les plus lents de tous les mammifères. Les femelles n’ont généralement que cinq portées au cours de leur vie.

Alimentation

Il a un excellent sens de l’odorat, véritable atout pour chasser.  La technique de chasse la plus utilisée par les ours consiste à attendre près d’un trou de respiration entretenu par les phoques dont les ours sont friands. Lorsque le phoque vient respirer en surface, l’ours l’attrape avec ses griffes et le traîne sur la banquise pour le consommer.

La majeure partie de l’alimentation de l’ours blanc provient de la mer bien qu’il ne chasse pas directement dans l’eau ! Situé au sommet de la chaîne alimentaire de la région arctique, il n’est cependant pas un très bon chasseur. En effet, la chasse n’est productive environ qu’une fois tous les quatre ou cinq jours malgré les différentes techniques de chasse mises au point (cf. « Le saviez-vous ? »).  Dans la baie d’Hudson et le sud-est de l’île de Baffin où la glace fond complètement en été, les ours passent plusieurs mois à jeûner sur la terre ferme avant que la glace ne se reforme en automne.  Les ours qui ont accès à la banquise toute l’année n’ont pas de période de jeûne.  Ce sont les phoques annelés (entre 60 et 100kg) et les phoques barbus (300 à 400kg), dépendant exclusivement de la banquise, qui constituent 90% de leur régime alimentaire. On pensait l’ours blanc gaspilleur car, après avoir mangé la peau et la graisse de ses proies, il laisse la chair et la carcasse aux autres carnivores de la région arctique.  Il y a une explication à cela.  Lorsqu’il mange de la graisse, l’ours s’hydrate !  En effet, un des produits dérivés du métabolisme de la graisse chez cet animal est l’eau ! S’il devait consommer de la glace pour s’hydrater, il perdrait trop d’énergie.  En dehors des périodes d’abondance des phoques soit l’ours blanc jeûne et économise son énergie en réduisant son activité au maximum soit son côté opportuniste le conduit à se nourrir quelquefois de morses, de bélougas, d’œufs, d’algues, de baies, de carcasses de baleines ou même de détritus...

Statut de conservation de l’espèce

Vulnérable

Après avoir connu un net déclin dans les années 70, la population d’ours blancs a vu ses effectifs remonter aux alentours de 20 à 25000 individus.

Annexe II CITES

Menaces

La chasse illégale, l’exploitation des ressources arctiques ou le fait que l’ours blanc soit au sommet de la chaîne alimentaire et qu’il accumule des toxines dans ses tissus (métaux lourds, PCB, …) exercent des pressions sur sa population.

Mais c’est  le réchauffement climatique prolongeant la période libre de glace, et raccourcissant par la même occasion l’accès aux phoques, qui représente la plus grande des menaces.  Cela entraîne un stress nutritionnel et une incapacité à emmagasiner assez de réserves graisseuses pour survivre à la période sans glace.  Les conséquences de cette diminution des réserves graisseuses sont : la dégradation de la bonne condition corporelle, un taux de reproduction plus faible, un taux de survie des oursons réduit, un rapprochement des zones occupées par l’homme avec le risque de s’y faire abattre.  D’ici 100 ans si l’ours blanc n’adopte pas un comportement alimentaire semblable à celui de l’ours brun, il pourrait disparaître.

Que pouvons-nous faire ?

Réduire l’émission des gaz à effet de serre qui réchauffent l’atmosphère.

Le saviez-vous ?

Pour augmenter ses chances d’attraper des proies, l’ours blanc a développé différentes techniques de chasse :

  • Chasse à l’affût : La clé ? la patience ! l’ours attend près d’un trou de respiration entretenu par les phoques. Lorsque le phoque vient respirer en surface, l’ours l’attrape avec ses griffes et le traîne sur la banquise pour le consommer. 
  • Chasse à l’approche sur la banquise : La clé ? Le camouflage ! C’est lors de cette technique que le pelage blanc prend tout son importance…  L’ours approche discrètement sa proie, à chaque mouvement de celle-ci, l’ours se fige.  Lors des derniers mètres, il rampe et place une de ses pattes antérieures sur son museau pour cacher sa truffe noire !  A moins de 7 mètres de sa proie, il exerce une détente et fond sur sa proie.
  • Chasse par destruction des tanières de phoques : La clé ? L’odorat ! C’est lors de cette technique que l’odorat très performant des ours est mis à contribution.  L’ours arpente la banquise à la recherche des tanières de glace créées par les femelles phoques pour maintenir leurs petits à l’abri.  Cependant les effluves libérées par la mère et son petit traversent la glace et trahissent leur présence. L’ours se dresse alors sur ses pattes arrière et se laisse retomber de tout son poids jusqu’à ce que la couche de glace cède et donne accès au blanchon (petit du phoque).