Otarie de Patagonie

Otaria byronia

Poids:

130 à 350 kg

Taille:

1.5 à 2.6 m
Mammifères
Piscivore
Océans et mers
Amérique du Sud

Faits intéressants

Chaque année, entre février et  mars, la péninsule Valdès en Argentine est le théâtre de scènes de chasse impressionnantes. Les petits des otaries de Patagonie se réunissent en crèche lorsque leurs mères partent chasser en mer. 

Préservation

Peu concerné

L’espèce, comme souvent chez les otaries, montre un dimorphisme sexuel marqué.  Les mâles arborent une crinière ce qui leur vaut leur nom commun « lion des mer ».

Classification

  • Classe : Mammifères
  • Ordre : Carnivores
  • Sous-ordre : Pinnipèdes
  • Famille : Otarides

Caractéristiques

L’espèce, comme souvent chez les otaries, montre un dimorphisme sexuel marqué.  Le mâle peut atteindre 2.6m et peser entre 300 et 350kg. Il arbore une crinière importante d’où il tire son nom en français.  Il atteint sa maturité sexuelle entre 4 et 7 ans mais ne sera réellement capable de défendre son harem que vers 9-11 ans.  La femelle peut atteindre 1.5 à 2m de long pour 130 à 170kg.  Elle  est sexuellement mature entre 4 et 5 ans.  A la naissance, le petit pèse entre 10 et 15kg pour une longueur de 75 à 85 cm. La longévité est estimée à 20 ans.

Distribution

L’otarie de Patagonie se rencontre sur une grande partie des côtes de l’Amérique du Sud. Son aire de répartition descend du nord du Pérou jusqu’au Cap Horn et remonte sur la côte Est jusqu’au sud du Brésil. 

Habitat

Elle exploite principalement les zones côtières et le plateau continental.  Il lui arrive rarement de s’aventurer vers des eaux plus profondes.

Ecologie et comportement

Cette espèce est plutôt sédentaire et polygame.  Le harem est généralement constitué d’un mâle pour 4 à 10 femelles.  Celui-ci arrive sur la plage à peu près deux semaines avant les femelles.  Il défend son territoire de deux manières différentes en fonction de la topographie du lieu.  Soit la plage présente des recoins et le mâle bloquera la sortie des femelles ou l’entrée des concurrents grâce à des vocalises, des postures et des batailles.  Soit la plage est une longue bande de terre/sable et la stratégie du mâle consistera plutôt alors à maintenir les femelles éloignées de l’eau en arpentant de long en large la zone entre l’océan et la plage.  Deux-trois jours après leur arrivée, les femelles mettent bas le petit qu’elles ont porté pendant une année.  Six jours après la mise-bas, elles ovulent et s’accouplent à nouveau.  Ensuite, elles commencent à alterner 1 à 4 jours en mer pour la chasse, avec 2 jours à terre pour l’allaitement, et cela jusqu’à ce que le petit ait entre 8 et 10 mois.

Alimentation

L’otarie de Patagonie est un animal opportuniste.  Elle consomme une large variété de poissons en fonction de la zone où elle vit.  Un grand mâle peut aussi se nourrir de jeunes éléphants de mer ou de jeunes otaries à fourrure d’Amérique du Sud (espèce plus petite que l’otarie à crinière).

Statut de conservation de l’espèce

Préoccupation mineure (LC)

Prédateurs

Orques, requins, phoques léopard

Menaces

Suite à plusieurs centaines d’année d’exploitation par l’homme de sa fourrure et de son huile, la population d’otarie de Patagonie a grandement diminué. De nos jours, des abattages volontaires par les pêcheurs, ou des prises accidentelles dans les filets de chalutier , continuent de réduire fortement le nombre d’individus surtout autour des îles Falkland (Malouines) où une pêche intensive est pratiquée.

Que pouvons-nous faire ?

Favoriser une pêche écoresponsable.

Le saviez-vous ?

Chaque année, entre février et  mars, la péninsule Valdès en Argentine est le théâtre de scènes de chasse impressionnantes.  En effet, les petits des otaries de Patagonie se réunissent en crèche lorsque leurs mères partent chasser en mer.  Ils ont alors entre 1 et 2 mois.  Ils explorent le rivage et jouent dans la zone de ressac de la plage trop naïfs et distraits pour se méfier d’un quelconque danger.  C’est ce moment que certaines orques ont choisi pour venir s’échouer et attraper un petit.  La technique est dangereuse car l’animal peut rester coincé.  Elle nécessite une période d’apprentissage de la part des jeunes orques par le reste du groupe plus expérimenté. On parle alors de culture de chasse qui se passe de génération en génération.