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Otarie de Californie

Zalophus californianus

Poids:

110-390kgs

Taille:

Mâle: 2.4m / Femelle: 2m
Mammifères
Carnivore
Océans et mers
Amérique du Nord

Faits intéressants

La famille des otaries appartient au sous-ordre des pinnipèdes au même titre que la famille des phoques et des morses.  

Préservation

Peu concerné

Cette espèce d’otarie, comme la plupart des otaries, montre un grand dimorphisme sexuel. Les mâles une fois matures présentent une crête sagittale, sorte de bosse sur la tête.  Le pelage varie du brun foncé pour les mâles au beige-doré pour les femelles.  

Classification

  • Classe : Mammifères
  • Ordre : Carnivores
  • Sous-ordre : Pinnipèdes
  • Famille : Otariidés

Caractéristiques

Mâle : 2.4m pour 390kg, maturité sexuelle atteinte entre 4 et 5 ans

Femelle : 2m pour 110kg, maturité sexuelle atteinte entre 4 et 5 ans

A la naissance : 80cm pour 6 à 9 kg. Le petit est sevré vers 1 an bien que l’allaitement puisse durer plus longtemps si la femelle ne met pas un autre petit au monde.

Longévité : pour les femelles 25 ans et 20 ans pour les mâles. 

Distribution

L’otarie de Californie vit principalement sur la côte ouest des Etats Unis et du Mexique mais son aire de répartition peut s’étendre du golfe de l’Alaska jusqu’au Costa Rica. 

Habitat

L’otarie de Californie exploite le plateau continental et les faibles pentes proches des rockeries ou des plages sur lesquelles les femelles et les juvéniles vivent quasiment toute l’année.  Les mâles adultes passent plus de temps à l’eau.

Ecologie et comportement

Le dimorphisme sexuel est prononcé chez cette espèce. Le mâle peut peser 3 à 4 fois le poids de la femelle et être jusqu’à 1.2 fois plus grand qu’elle. Dès le stade de subadulte, équivalent de l’adolescent chez l’humain, il est plus foncé que la femelle. Une fois mature, il arbore une crête osseuse sur le sommet du crâne lui conférant le charme recherché par les femelles ! Le mâle adulte et le subadulte sont extrêmement bruyants. Ils aboient sans relâche pour attirer les femelles et éloigner les autres prétendants. L’espèce est polygame.  Le mâle arrive avant les femelles sur les plages. Il défend pendant à peu près 45 jours un territoire sur lequel les femelles vont venir mettre bas le petit conçu l’année précédente. La gestation dure un an en tenant compte d’une période d’implantation différée d’à peu près 3 mois.  C’est-à-dire qu’après l’accouplement, l’embryon ne se développe pas.  Si la mère rencontre des conditions favorables (bonne alimentation, pas de maladie), le fœtus se développera. L’unique petit naît entre mai et juillet. Les femelles sont fécondes une à deux semaine après la mise bas.

La mère reste alors sur la terre ferme une semaine sans quitter son petit afin de l’allaiter très souvent.  Ensuite, elle alterne des périodes de chasse de 2 à 3 jours et des périodes d’allaitement de 2 à 3 jours également. 

Alimentation

L’otarie de Californie mange principalement du poisson, des crustacés et des céphalopodes.  En fonction de la région, de la période de l’année, de son âge et de l’abondance des proies, elle chasse plus ou moins l’une ou l’autre espèce disponible.

Statut de conservation de l’espèce

LC : préoccupation mineure

Prédateurs

Les principaux prédateurs de l’otarie de Californie sont les orques et les requins.  Sur la terre ferme, le coyote est un prédateur des nouveaux nés.

Menaces

Durant les 19ème et 20ème siècles, les otaries de Californie ont été chassées pour leur peau et pour des primes qui étaient attribuées afin de réduire leur impact sur la pêche.

Les conflits avec les pêcheurs, le braconnage et les prises accidentelles dans les filets de pêche sont les principales menaces qui pèsent sur cette espèce.  Leur place au sommet de la chaîne alimentaire leur fait également accumuler de grandes quantités de PCB et de DDT qui affaiblissent leur système immunitaire et leur taux de reproduction.

Que pouvons-nous faire ?

Des mesures de protection initiées aux Etats-Unis en 1972 puis suivies par le Mexique ont permis à la population de retrouver ses effectifs .

Limiter la pollution marine.

Le saviez-vous ?

Comment faire la différence entre l’otarie et le phoque ?

L’otarie est souvent confondue avec le phoque. Bien que faisant tous deux partie du sous-ordre des pinnipèdes ce sont des animaux très différents physiquement.

L’otarie possède des pavillons auditifs externes que le phoque ne présente pas.

Le phoque a des nageoires antérieures tellement courtes qu’il ne peut s’appuyer dessus pour se déplacer sur la terre ferme. Dans l’eau, il les maintient le long de son corps et ne les utilisera que pour les changements de direction. Les nageoires postérieures quant à elles sont plaquées l’une contre l’autre et positionnées verticalement.  C’est grâce à leur mouvement d’ondulation de gauche à droite que le phoque se propulse.

L’otarie a des nageoires antérieures longues sur lesquelles elle s’appuie pour se déplacer sur la terre ferme.  Dans l’eau, elle les actionne de haut en bas, un peu à la manière d’ailes, pour se propulser.  Les nageoires postérieures sont alignées dans le prolongement du corps afin de faciliter l’hydrodynamisme lors du déplacement aquatique.