Carnet de bord des ours polaires Septembre 2010

Cliquez pour agrandir L'adaptation des ours polaires à Marineland
Chaque mois, à travers le carnet de bord de Flocke et Raspoutine, retrouvez les dernières actualités de nos deux ours polaires.

Arrivés début Mai 2010 à Marineland, les ours polaires ont vécu avec succès leur période d’adaptation au cours de l’été azuréen. A partir de début Juillet, les animaux ont trouvé leurs marques, passant plus de temps à jouer et à se baigner. Les deux premiers mois furent consacrés à découvrir leur environnement, à s’adapter à leurs soigneurs et à se familiariser avec un nouveau quotidien, rythmé par les repas, les siestes, les baignades, les « goûters » au pain de glace et les jeux.

Une attention particulière de l’équipe animalière en période d’adaptation
Leur adaptation a été facilitée par l’attention continue de leur équipe de soigneurs.
Les animaliers enrichissent quotidiennement leur environnement, ils confectionnent des pains de glace,  dissimulent de la nourriture dans leur pavillon, enfouissent du sirop sous la neige de la
grotte, et proposent des jouets aussi imaginatifs qu’insolites : Raspoutine raffole par exemple de sa boule de bowling qu’il transporte sur sa poitrine en faisant la planche dans son bassin… Mais déterminer quels jouets vont convenir aux animaux n’est pas si simple : il faut d’abord observer, apprendre à les connaître. Les jouets doivent être adaptés à l’espèce, mais aussi au caractère individuel de chacun : Raspoutine est beaucoup plus intéressé par les jouets que Flocke. Il faut aussi éliminer tout danger lié aux objets que l’on introduit dans le pavillon. La boule de bowling est solidement fixée à une chaîne métallique, pour éviter que Raspoutine puisse la projeter contre la vitre de son bassin…

Des préférences inattendues
Contre toute attente, ils préfèrent parfois faire la sieste au soleil plutôt que sur la neige, et savent finalement mieux que personne réguler leur température et leurs besoins physiologiques !  Contrairement à nos « pronostics » humains, ils affectionnent aussi le plus petit de leurs deux bassins, où ils passent la majeure partie de leur temps en journée.

La ruse de l’ours polaire
Fins observateurs, ils ont très vite compris que le « goûter » au pain de glace (dont raffole Raspoutine, particulièrement gourmand) était conditionné par l’afflux des visiteurs, après le spectacle des orques (géographiquement proche).
Raspoutine est donc le premier à guetter le nez en l’air au pied de la coursive aérienne, l’arrivée du soigneur. C’est à partir de cette hauteur que les friandises sont jetées dans l’eau. Très ponctuel, le mâle est fidèle au rendez-vous dès que la foule se presse devant son enclos.
Mais ce phénomène d’affluence se répétant en plein été plusieurs fois dans l’après-midi, Raspoutine n’hésite pas à se poster sur son affût préféré à chaque « sortie » de spectacle, persuadé que les grignotages vont tomber du ciel grâce à l’arrivée des visiteurs….

La chaleur : un faux problème
L’adaptation s’est donc déroulée en douceur, et ce n’est pas forcément les craintes que l’on avait a priori qui se sont révélées les plus grandes difficultés. Un exemple ? la chaleur. Les visiteurs ne cessaient de s’interroger : « mais comment vont-ils faire avec la chaleur de la Côte d’Azur ? » Or les températures n’ont pas influencé négativement le comportement ou la santé des deux ours : ils mangent bien, dorment beaucoup l’après-midi (ce qui est normal), et ont passé en Juillet (mois de la canicule) 15 jours à chahuter ensemble des heures durant. La chaleur les poussait sans doute à se baigner plus longtemps et plus souvent qu’au mois de mai, et les siestes de Flocke en début d’après-midi ont été un rituel immuable, mais ce sont finalement des comportements tout à fait logiques en été !

Il semble par contre moins évident qu’ils s’approprient tout leur espace : ils passent la majeure partie de leur temps dans l’espace le plus petit (le premier quand on accède à l’espace Ours) alors qu’ils ont plus de surface dans le second et un bassin de baignade plus vaste et plus profond. Les critères de confort d’hébergement ne sont manifestement pas les mêmes chez les ours polaires et chez les humains…..

A suivre...

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